L’Union Africaine (UA) a demandé vendredi le retour au Niger dans les plus brefs délais à l’ordre constitutionnel « d’avant le 4 août 2009″, date de la réforme constitutionnelle controversée imposée par le président renversé Mamadou Tandja.
Réuni à Addis Abeba, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA « a demandé la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger tel qu’avant le 4 août 2009″, a déclaré le Commissaire à la paix et la sécurité de l’organisation panafricaine Ramtane Lamamra.
« Cette décision est basée sur le fait que le sommet du CPS au niveau des chefs d’Etat qui s’était tenu à Abuja le 29 octobre dernier, avait entériné les décisions de la CEDEAO » (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest) qui condamnait la réforme constitutionnelle au Niger », a-t-il expliqué.
Le président du CPS, l’ambassadeur d’Ouganda, Mull Sebujja Katende, a quant à lui confirmé que le conseil « souhaite le rétablissement du statu quo ante prévalant avant le référendum convoqué par le président Tandja le 9 août 2009″.
L’ancienne colonie française de 15 millions d’habitants a plongé dans une crise politique il y a près d’un an quand M. Tandja, dont le deuxième et normalement dernier quinquennat devait s’achever en décembre 2009, a décidé de prolonger son mandat par l’adoption d’une nouvelle Constitution en août.
L’opposition avait dénoncé un coup d’Etat et la communauté internationale multiplié les condamnations. M. Tandja était resté sourd à ces appels et n’avait pas hésité à dissoudre la Cour constitutionnelle et le parlement pour arriver à ses fins.
Il a été déposé jeudi par un coup d’Etat militaire.
(©AFP / 19 février 2010 19h25)